Nombre de commandes : première inflexion favorable depuis deux ans |
Les carnets de commandes apparaissent globalement un peu moins dégradés, sous l’effet d’une amélioration observée dans certains secteurs (biens d’équipements et certains marchés de l’aéronautique). Cependant, la visibilité des industriels demeure réduite et les anticipations, y compris pour le trimestre à venir, sont exprimées avec beaucoup de réserves, ce qui rend incertaine la confirmation d’une tendance nette.
A noter que le regain de commandes semble plus vigoureux dans les entreprises de plus de 50 salariés que dans les plus petites où la situation reste très fragile.
Le recul d’activités semble décélérer dans les industries mécaniques, plus précisément dans le secteur de transformation des métaux et de la mécanique de précision. Les activités de construction mécanique, de fabrication de machines outils et de machinismes agricoles paraissent cependant moins bien orientées. Dans le secteur de la maintenance mécanique, il semblerait que la demande se tasse à nouveau, après une reprise limitée. Pour le secteur des industries électriques et électroniques, le solde d’opinions sur les carnets de commandes s’inscrit dans le positif dans le secteur des équipements électriques mais l’activité de production électronique connait des situations contrastées : certaines entreprises considèrent être en situation de « stabilité basse », d’autres, constatent une remontée de leur commandes ; toutes cependant, rencontrent des difficultés majeures pour les approvisionnements en composants électroniques, ce qui fragilise la situation de leurs commandes.
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Aeronautique : stabilisation et perspectives de reprise différenciée |
Le repli sévère des marchés de l’aéronautique constaté depuis de nombreux mois, notamment dans son incidence sur la sous-traitance, parait en voie d’amélioration globalement, même si le solde d’opinions des industriels sur leurs carnets de commandes reste encore orienté à la baisse. La faible visibilité s’inscrit cependant dans un contexte d’amélioration irrégulière et de montée en puissance progressive des programmes nouveaux. La situation reste cependant très différenciée selon les marchés et les programmes.
S’agissant de l’aviation commerciale, le contexte est marqué par l’obtention de nouvelles commandes pour Airbus et Boeing et par une reprise des cadences chez Airbus à Toulouse. Les programmes des moteurs d’A320 et les marchés de l’A330 ouvrent des perspectives d’activité. Toutefois, d’autres programmes continuent de connaitre des retards, conduisant les sous-traitants à assumer les coûts non récurrents.
S’agissant des avions d’affaires et de l’aéronautique militaire, la situation demeure toujours préoccupante, expliquant que l’indicateur d’activité continue de se dégrader au 2ème trimestre pour atteindre des niveaux historiquement bas, sans perspectives de rebond à courts termes. La dégradation et les incertitudes de l’activité export pour le programme Rafale pénalise les entreprises concernées par cette activité. Par ailleurs, la préparation du développement des activités de production de drones se poursuit en Aquitaine, en particulier à travers l’étude des standards utiles.
Concernant le marché des hélicoptères, l’exercice 2010 sera sans doute le plus bas avant une progression attendue en 2011 et 2012. Des retards sont enregistrés pour les programmes Tigre et NH90. La concurrence s’accroit sur les marchés des hélicoptères civils. Des pistes positives s’ouvrent sur les programmes à l’export (Inde) et le développement du nouveau moteur Ardiden ainsi que du C175 pour la Chine.
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Agroalimentaire : rebond |
| Conformément aux prévisions de notre précédente enquête, les entreprises positionnées sur les marchés de l’agro-alimentaire ont connu un regain d’activité au 2ème trimestre. Ainsi, le secteur de fabrication de matériels vitivinicoles connait des perspectives nouvelles du fait des aides européennes aux investissements octroyées pour la rénovation des chais des propriétés viticoles. Cependant, l’épuisement des crédits disponibles dans ce domaine pourrait se traduire par une nouvelle chute des investissements. Ceci explique sans doute en partie la prudence des prévisions du trimestre à venir. |
Papeterie : amélioration ponctuelle |
Conformément aux anticipations de notre précédente enquête, le 2ème trimestre 2010 fait apparaître une amélioration de l’activité sur ces marchés pour la première fois depuis plus de 4 ans. Toutefois, cette évolution mérite d’être relativisée en raison de la faiblesse des niveaux d’activités constatés et au regard de prévisions à nouveau à la baisse pour le 3ème trimestre 2010.
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Bois : amélioration |
| La stabilisation de ces marchés observée au 1er trimestre en dépit de fortes disparités entre les entreprises, semble devoir déboucher sur un rebond qui tendrait à se confirmer au 3ème trimestre si l’on en croit les prévisions exprimées par les industriels. Beaucoup d’entre eux continuent néanmoins de souligner l’absence de visibilité sur ces marchés.
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Autres industries : rebond significatif |
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Cet indicateur s’est fortement redressé lors du 2ème trimestre, notamment sur les marchés de l’énergie et du bâtiment. Les perspectives exprimées restent néanmoins prudentes, illustrant les doutes persistants des industriels sur la vigueur et la pérennité de la reprise. Cette tendance reste toutefois significative des tendances actuelles d’amélioration de l’activité industrielle.
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|  | Chiffre d'affaires : amélioration à confirmer |
L’indicateur du chiffre d’affaires connait également une amélioration au 2ème trimestre 2010, en cohérence avec la reprise des commandes pour certaines entreprises : plus d’un tiers des entreprises ayant répondu à l’enquête déclare une hausse du chiffre d’affaires, 39% une stabilisation. Là encore, les améliorations sont constatées surtout dans les entreprises les plus importantes.
L’absence de tendance nette pour les prévisions des dirigeants du 3ème trimestre illustre la persistance du manque de visibilité exprimée par les PM |
Armement : poursuite de la dégradation |
| Aucun retournement de tendance ne semble vouloir s’opérer sur ces marchés qui restent en situation fortement dégradée sur fond de baisse probable des budgets militaires des Etats du fait de la situation préoccupante des finances publiques de la plupart d’entre eux. 50% des entreprises présentes sur ces marchés de destination qui ont répondu à l’enquête, déclarent une baisse d’activité sur le 2ème trimestre. Une nouvelle dégradation est attendue au 3ème trimestre dans des proportions équivalentes. Toutefois, les plans de charges semblent devoir s’améliorer dans le secteur de la construction navale militaire. |
Espace : amélioration |
| Les marchés de l’espace, qui avaient plutôt bien résisté à la crise jusqu’à l’été 2009, avaient connu depuis à leur tour une dégradation du niveau d’activité. Celui-ci semble toutefois s’améliorer au 2ème , voire au 3ème trimestre, même si la proportion des entreprises en situation de baisse d’activité demeure importante (30%) et que les perspectives moyen-long termes paraissent hypothéquées par les incertitudes liées aux déficits publics. |
Automobile : embellie |
Les marchés de l’Automobile pour les entreprises régionales, qui étaient en constante dégradation depuis plus de 3 ans, ont connu une nette amélioration au 2ème trimestre 2010, sur fond de reprise des ventes de véhicules particuliers pour un marché dopé par les systèmes de primes gouvernementales mises en place par les Etats.
Cette embellie passagère a eu des effets plutôt positifs au 3ème trimestre. Toutefois, cette embellie s’inscrit dans un contexte où les immatriculations des véhicules particuliers connaissent un repli au cours du premier semestre 2010 et où les dispositifs de soutien vont prendre fin.
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Chimie : légère amélioration |
La fin de la dégradation sur ces marchés a été plus rapide que prévue pour les entreprises puisque les réalisations du 2ème trimestre se révèlent plus favorables que les prévisions baissières exprimées par les entreprises lors de notre enquête précédente. La reprise reste toutefois modeste par rapport à un 1er trimestre 2010 qui était la résultante de fortes baisses sur 6 trimestres consécutifs.
L’absence de tendance franche sur le troisième trimestre semble indiquer plutôt une stabilisation à des niveaux bas sur ces marchés très liés aux investissements industriels, dont l’atonie persiste.
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